Aux ombrages de l’été, sous un
feuillage immense.
Un cœur emprisonné qui marque la
cadence
Sous un rocher énorme, posé sur la
falaise
Un amour hors des normes, et tant
mieux qu’il déplaise.
Aux ombrages de l’été, le clapotis de
l’eau
Symphonie achevée, le murmure des
oiseaux
Sous un rocher énorme, en instable
équilibre
Cet amour qui prend forme, et qui se
prétend libre.
Aux ombrages de l’été, ces cargos que
l’on charge
Le long de la jetée, les sirènes du
large
Sous un rocher énorme, qui défie la
nature
Couchés sous un bel orme, on écrit le
futur.
Aux ombrages de l’été, même un soleil
de plomb
Ne peut pas se vanter de brûler l’horizon
Sous un rocher énorme, qui oscille
dans le vent
Dans le silence dorment, renards et
loups blancs.
Des ombrages de l’été, on s’en ira mon
cœur
Pour une fois fêter, dans le bruit, la
fureur
Vers un rocher poussière, que les
hommes ont détruit
Laissant la place entière, à une
infinie nuit.